Samuel Choisy

Samuel a commencé son éducation artistique par la musique, il aime se décrire comme étant un peintre de la lumière.

La citation qui l’accompagne dans sa pratique : 

“Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme” - Antoine Laurent de Lavoisier.

10 ans de Labo

PRENEZ PART À LA DISCUSSION !


Les oeuvres vous plaisent ? Qu'est-ce que cela vous évoque

« Regarder en arrière, pour aller de l’avant » ?

Explorez notre exposition en ligne et partagez vos idées et coups de coeur via les mots clics #museelabo #labo15ans ou dites-nous tout par courriel : com@lelabo.ca
Nous sélectionnerons vos réponses et les partagerons sur nos réseaux sociaux.
 

 

« Regarder en arrière, pour aller de l’avant » est une exposition soutenue par le Conseil des Arts du Canada.

Cynthia-Laure Etom
Présentation & Rédactionnel - Responsable de la programmation et des communications du Labo - Centre d’arts médiatiques de Toronto - com@lelabo.ca


Dyana Ouvrard
Direction générale du Labo - Centre d’arts médiatiques de Toronto - direction@lelabo.ca


Eduardo Vasquez
Web & Design - Support technique - Musée virtuel des 15 ans du Centre d’arts médiatiques de Toronto - hol@nikai.xyz

EXPOSITION VIRTUELLE

Pour ses 15 ans, Le Labo lance une exposition présentée via un Musée éphémère et virtuel, dans le cadre de la 25ème édition du Scotiabank CONTACT 2021. L’exposition est disponible en ligne du 5 au 12 juin 2021 : www.lelabo15.art 
Conçue et réalisée par le Labo - Centre d’arts médiatiques de Toronto et ses membres,“Regarder en arrière, pour aller de l’avant” est dans ce contexte de pandémie, une invitation à l’introspection, à marquer une pause, pour apprécier, tout le chemin artistique parcouru depuis maintenant 15 ans.
L’année 2020, nous a appris à marquer un temps d’arrêt, à regarder attentivement en arrière et nous a laissé le temps d’apprécier tout ce cheminement depuis 15 ans, pour aller désormais de l’avant.
Tout au long de ce processus, une question demeure : Quel effet positif Le Labo a-t-il eu sur les artistes de la communauté francophone torontoise ?
L’exposition souligne cette histoire en tissant des liens entre l’art médiatique franco-ontarien et cette communauté diversifiée et résiliente, en lui rendant hommage.
L'année 2021, s’est amorcée  sur un cap positif, en regardant en arrière pour créer le futur.

Les Artistes

Avec le soutien et l’encadrement du Labo - Centre d’arts médiatiques de Toronto, une sélection de 6 artistes ont par le biais de 3 de leurs œuvres personnelles, souhaités transmettre au public leur interprétation de ce que représente pour iels le passé, ce à quoi ressemblera le futur, ainsi que leurs visions de la symbolique se cachant derrière le titre de l’événement : “Regarder en arrière, pour aller de l’avant”.

L’exposition photo met l’emphase sur la pratique de 6 artistes, désireu.ses.x d’inviter au voyage, malgré l’immobilité générale, d’aller chercher, de toucher les émotions, dans un contexte de distanciation sociale et de transporter, tout en passant en revue 3 générations :
- celle des artistes membres, de la première heure : Paul Walty, Joseph Muscat ;
- ou encore des artistes de la continuité des balbutiements du Labo : Claude Martel, Samuel Choisy, Geneviève Thauvette;
- et des derniers venu.e.s, mais non des moindres, avec comme fière représentante de la nouvelle génération, l’artiste : Pascaline Lebras.

La sélection de clichés par les artistes met bien en avant une interprétation personnelle et subjective de la part de chacun.es. Cette cohorte nous confronte à de nombreux genres, mais aussi et surtout à diverses pratiques et de multiples univers. Lorsque l’un.e va saisir des moments d’instantanéité, l’autre s’en saisira pour accentuer un message ou détourner des codes, en y ajoutant du collage, du scotch-tapes, ou bien son avatar personnel et humoristique, ou encore en y faisant danser la lumière et en la personnifiant.

Ces 6 artistes franco-ontarien.ne.s nous invitent certes à faire une pause, à repenser le passé et à envisager le futur, mais également à changer de perspective vis-à-vis du médium de la photographie.

Est-ce un art ? Est-ce un outil ? Un moyen de communiquer ? Une parole ou encore un acte militant ? Samuel, Pascaline, Joseph, Claude, Geneviève et Paul nous montrent que le principe de la photographie va bien au-delà du processus de la captation et de la création. Il s’agit tout simplement d’un moyen, de l’art de se perdre, pour mieux se retrouver, d'émerveiller, de collaborer et de se rassembler autour d’une cause noble et enrichissante qu’est la communauté artistique francophone de Toronto.

Cette dynamique qui a vu le jour en 2003, ne cesse de croître et 15 ans plus tard vibre encore plus fort, tambour battant.
 

Pascaline 

Lebras

Pascaline est une photographe passionnée de voyages, anciennement nomade elle a posé ses valises à Toronto en 2011. Dès lors, elle n’a eu de cesse d’être en quête du cliché retranscrivant au mieux l’authenticité et la beauté des instants de tous les jours. Il y a 2 ans, son rêve était de participer au festival de la photographie Scotiabank - CONTACT. Ce souhait, elle l’avait même mis sur son vision board ! En juin 2021, ce désir est devenu réalité !
La citation qui l’accompagne est la suivante :

"Photographie le monde tel qu'il est, rien n'est plus intéressant que la réalité."

Mary Ellen Mark

5 mois de Labo

Samuel Choisy est un artiste et un éducateur franco-ontarien qui travaille principalement avec la photographie. Samuel favorise une approche subjective et jubilatoire du médium à travers différents projets avec lesquels il tente de définir son rapport aux mondes, intérieurs et extérieurs dans lesquels il évolue. Les différentes stratégies adoptées pour la réalisation de ses travaux incluent d’autres disciplines comme l’installation, la performance et le son. Diplomé de l’École de l’Image d’Angoulême (1999) et de l’École Régionale des Beaux-Arts de Nantes (2001), il est le récipiendaire du Chamlers Arts Fellowship (2015) ainsi que de nombreuses bourse du Conseil des Arts de l’Ontario, son travail a été exposé en France, Pologne Portugal, Royaume-Uni, États-Unis et Canada et fait partie de plusieurs collections particulières. Samuel Choisy vit et travaille à Toronto et Niagara Falls.

Pascaline est une photographe indépendante. Après plus de 20 ans passés en France, son intérêt pour la photographie débute lors de son immigration au Canada en 2011. Après seulement quelques mois dans ce nouveau pays, elle a investi dans son premier appareil professionnel et commencé à capturer des images de ses explorations de Toronto, mais aussi des quatres coins du monde.
La nature et les voyages sont sa première source d'inspiration, de la faune aux paysages en passant par l’abstrait. Plus tard, elle a développé une affection pour le photojournalisme, capturant des scènes de la vie quotidienne avec l'intention de rester authentique. 
Ayant un lien profond avec la musique et la danse, son travail a évolué au cours de ces dernières années avec un intérêt particulier pour les portraits artistiques et les arts de la scène. Sa pratique artistique l'a amenée à collaborer avec des artistes à Toronto,  à en découvrir un peu plus sur elle-même et sur la voie artistique qu’elle souhaitait prendre. La photographie en tant que médium créatif lui permet de partager son amour pour les choses simples de la vie, la beauté infinie de ce monde et de ses interactions humaines saisissantes.

claude

martel

Claude dit Tonnerre est un artiste créatif, aussi dynamique qu’une pile, avide d'échanges et de partages photographiques, qui depuis le début de sa pratique aime apprendre les règles pour mieux se les approprier, en les détournant. Alors, lorsqu’il est temps de partager une citation, qui le définit dans sa pratique, Claude cite tout de suite et sans hésitation un autre Claude :
“La première règle est de désobéir” du musicien français Debussy.

10 ans de Labo

joseph

muscat

Artiste plasticien depuis 40 ans, Joseph s’estime  chanceux de ne

jamais être à cours d’idées et d’être toujours autant productif.

Joseph a commencé sa carrière avec la peinture à l'huile et à l'aquarelle, pour par la suite évoluer vers la photographie, la lithographie, la sérigraphie et les installations artistiques tridimensionnelles. Sa marque de fabrique et de surcroît sa propre définition de l’art est de “mélanger et hybrider différents médias ensemble, pour toujours explorer et rechercher de nouvelles aventures”. Sa citation favorite : « Là où il y a une volonté, il y a un moyen ».

Joseph n'aime rien de mieux qu'un défi et quand il s'agit d'une carrière
artistique, cette citation et ce qu'elle représente est selon lui tout à fait essentielle.

18 ans de Labo

Geneviève

Thauvette

Geneviève, tour à tour devant et derrière la caméra,

sa mission est de se mettre en scène tout en relevant avec

humour des sujets sérieux. Elle aime créer de l’art, des œuvres

qui font réfléchir et plongent dans des discours sérieux, l’important pour elle est de créer des œuvres qui sont accessibles. Son inspiration elle l’a tire de l’actualité, de l’histoire canadienne - française, et il y a toujours un courant féministe dans ses travaux, mais par dessous tout ce qui la rend heureuse c’est de transmettre ce qui la caractérise par dessous tout : de l’humour et une belle énergie ! La citation qu’elle partage, est en totale adéquation avec sa personnalité: “Vivace et tenace”.

11 ans de Labo

Paul

Walty

Artiste visuel, fanatique de livres et d’informatique, Paul aime déconstruire, repousser les limites et défaire tout semblant de certitude et de netteté. Sans surprise pour ce créatif, amoureux des mots, avec toujours une pointe d'humour, cite ces quelques mots pour le définir en tant qu’artiste : “Flou, tu me rends fou”. Qu’il traduit en anglais par “To focus is an acquired taste. To blur is divine”. Deux expressions qui lui sont propres, mettant bien l’emphase sur son défi d’empêcher l’appareil photo de prendre des photos nettes.

18 ans de Labo

Claude Tonnerre Martel explore la photographie, l'acrylique et l'aquarelle. Son travail photographique est basé sur 10 ans de chambre noire (couleur et noir & blanc). Fort de cette expérience, il a offert de nombreux ateliers et publié de nombreux articles sur la photographie numérique au fil des ans. Passionné de plein air, il a déménagé son studio à Clarksburg, dans les Blue Mountains.

Peintre, photographe et professeur d’arts visuels depuis 1981. Diplômé en arts visuels du Collège d’art de l’Ontario, École des beaux-arts d’Aix-en-Provence et de l’université de York et Toronto. Exposé au Canada, aux États-Unis et en Europe en milieu public et commercial.  Représenté par David Kaye Gallery, Toronto, Danielle Wohl Fine Arts à Orinda, Californie et Guildworks, Bloomfield, Ontario. Membre du conseil administratif de Propeller Gallery, Toronto. Membre fondateur du Labo d'Art. Membre du BRAVOart et Le Labo d’art. Membre du collectif PADEJO. Ancien membre de TOAF.

Geneviève Thauvette a exposé ses oeuvres lors de plusieurs événements internationaux,
notamment aux 17th Japan Media Arts Festival, Perth International Arts Festival (Australie), les Jeux olympiques d’hivers (Vancouver) et les VIe Jeux de la Francophonie (Beyrouth) où elle a gagné la médaille d’or pour le Canada. Les oeuvres de sa série populaire intitulée Les quintuplées Dionne ont été acquises par le Musée canadien de l’histoire et la Ville d’Ottawa. Elle a gagné, en 2013, le prix Flash Forward de la fondation Magenta. Thauvette a obtenu plusieurs bourses, incluant celles des Artistes visuels et des métiers d’art du Conseil des arts de l’Ontario en 2011, 2016 et 2017 et la bourse Artists in the Library du Conseil des arts de Toronto en 2015 et 2017.

Sa performance, Le gâteau ou la mort, a fait fureur lors de la première Nuit Blanche à Ottawa et est le sujet d’un documentaire produit par Radio-Canada (Artv). Thauvette a conçu et animé plusieurs ateliers de photographie et fut membre de jury à plusieurs reprises. En 2012 et 2016 respectivement, elle a participé à une tournée des délégations nord-américaines et des Caraïbes pour établir la sélection finale des artistes participants aux Jeux de la francophonie. Elle était ainsi membre de jury en photographie lors des VIIe Jeux à Nice et présidente du jury aux VIIIe Jeux à Abidjan.

Paul Walty est un artiste visuel actif depuis 1980. Son inspiration vient souvent de la langue parlante ou écrite en français et en anglais. À cet égard, le spectateur averti est invité à prendre note des titres. Il faut noter que l’un est rarement une traduction de l’autre ! Une formation en anthropologie et en archéologie à l’Université de Toronto avait une influence importante dans sa façon de penser et de travailler en art. Il est attiré par le réseau des centres d’artistes autogérés et est membre de plusieurs en Ontario (la Galerie du Nouvel-Ontario à Sudbury, Voix Visuelle à Ottawa, Le Labo à Toronto et aussi le Bureau de regroupement des artistes visuels [francophone] de l’Ontario – BRAVO.

Le labo

Le Labo est né officiellement le 15 mars 2006, sous son nom incorporé Le Laboratoire D’art — Le Labo Inc et s’est installé dans le quartier de la distillerie à Toronto. L’idée est née quelques années plus tôt en 2001, de la persévérance et de la vision du cinéaste et producteur Babek Aliassa, qui souhaitait doter les artistes francophones en quête d’expérimentation d’un espace de rassemblement et de création autonome à Toronto.


“Le Labo, est un centre d’arts médiatiques, naît en 2003 d’un groupe d’artistes, qui se sont réunis pour collaborer, acheter et utiliser du matériel ensemble,

à moindre coût et expérimenter entre eux, d'où le nom de Labo-Ratoire.”


Barbara Gilbert - Directrice artistique et générale du Labo (2010-2012, 2017-2020),
                                                        au micro de Choq FM, lors de sa prise de fonction en 2017..

 

Dès 2001 et pendant trois ans, bénéficiant de l’appui du Bureau de regroupement des artistes visuels de l’Ontario (BRAVO), Babek a réuni ses collègues artistes autour de lui, Paul Walty et Joseph Muscat notamment, a organisé des réunions, a passé des jours et des nuits acharnés à développer et écrire le projet pour convaincre les bailleurs de fonds de son importance. Puis il y a eu l’obtention de deux subventions importantes : celle de la Fondation Trillium et celle de Patrimoine Canada, permettant de passer du rêve à la réalité.

À partir de 2004, ce fut le moment pour les artistes de prendre en main leur association et concrétiser ce qui avait été imaginé les années précédentes : création d’une identité visuelle et juridique, développement de projets et de collaborations, mise en place de formations, etc. C’est ainsi que notamment Nicole Croiset, Dominique Banoun, Alex Loukos, Joseph Muscat, Denis Leclerc, Marc Audette, Mireille St-Cyr et Dante Lacarde ont mis en marche le centre. Le Labo a officiellement fait sécession par rapport à BRAVO en 2006 pour devenir un organisme autonome et officiellement incorporé, et depuis, il ne cesse de soutenir l’incubation, l’innovation, la création et la production en arts médiatiques à Toronto.

Depuis, 15 ans, Le Labo, c’est donc un lieu d’expérimentation, de collaboration et c’est également un lieu où l’on invite les artistes non pas seulement de Toronto, mais aussi d’ailleurs à exposer et à présenter leur travail d’art médiatiques en français.

RECONNAISSANCE DU TERRITOIRE

Le Labo tient à reconnaître et remercier le territoire sur lequel nous nous rassemblons et organisons cet événement, à savoir le territoire des Anishinaabe, des Chippewa, des Haudenosaunee, des Hurons-Wendat et des Mississaugas de la Première Nation Credit.
Toronto abrite de nombreux peuples autochtones. Une reconnaissance territoriale peut témoigner d'une prise de conscience, et est primordiale pour susciter la réflexion, autant d'éléments essentiels pour commencer à rétablir un dialogue et entamer de réelles réconciliations. Cette reconnaissance ne devrait pas fonctionner comme une fermeture, une démission ou une acceptation des conditions structurelles du colonialisme de peuplement qui restent en vigueur aujourd'hui. Le Labo œuvre dans le sens d’un soutien, d’un partage et d’une collaboration avec toutes les communautés et continuera à garder un esprit ouvert et alerte vis -à -vis des complexités contextuelles.

© 2021 PAR        .    FAIT AVEC EDITOR X.